Le « non ».

J’ai eu un déclic cet été en vacances chez ma meilleure amie. J’ai été fasciné du nombre de « oui » qu’elle disait à ses chevaux. Et je me suis rendue compte que dans la relation homme-animal et même homme-enfant, on a souvent tendance à privilégier le « non ». Mais pourquoi ? c’est tellement plus agréable pour les 2 partenaires de privilégier le « oui » et le renforcement positif plutôt que de toujours pointer les mauvais comportements.

Non

Le « non » est bien un mot fourre-tout qui veut tout et rien dire à la fois. Réfléchissez au contexte dans lequel vous utilisez le « non » avec votre chien et quel comportement vous attendez.

Pour ma part, j’utilise le « non » quand :

  • Eliott veut manger quelque chose dans la rue
  • Eliott lèche du pipi par terre
  • Eliott s’énerve et lèche la jambe de mes invités
  • Eliott traverse la route

J’entends les gens l’utiliser pour :

  • que leur chien arrête de tirer sur la laisse
  • que leur chien n’aille pas voir les autres chiens
  • que leur chien ne fasse pas ses besoins dans la maison
  • etc.
  • pour toutes sortes de comportements/situations donc ^^

En vrai on attend quoi ? Qu’il stoppe le comportement. Oui mais voilà, le chien ne parle pas notre langage. Il assimile un mot à un comportement, par exemple : assis = s’asseoir, tu attends = ne pas bouger etc.

Donc vous voyez où est le problème pour le non ? Ça ne veut rien dire pour lui.

Et de plus ça ne rend pas la relation très sympathique. À toujours brailler « non », le chien ne nous écoute plus. Pour le maître il ne voit plus que les mauvais comportements et pour le chien il ne voit plus que son maître prendre en compte ses mauvais comportements.

Mais ce n’est pas une fatalité, l’important est de remplacer ce « non » par ce qu’on souhaite vraiment que le chien fasse et qu’il comprenne : par un autre mot ou par un comportement.

  • Eliott veut manger quelque chose dans la rue → « tu laisses » ou utiliser un mot simple qu’il connaît déjà : « viens »
  • Eliott lèche du pipi par terre → on est dans la même situation avec un objet externe qui attire son attention donc on peut utiliser « tu laisses »
    • (maintenant je dis « c’est sale » pour tout ce qui est par terre, le « tu laisses » est maintenant pour les chiens/humains)
  • Eliott se stresse et lèche la jambe de mes invités → calme + détournement avec un jouet
  • pour qu’un chien arrête de tirer sur la laisse : s’arrêter quand le chien tire et reprendre la marche quand la laisse est souple (pas de coups de sonnette, merci !!)
  • que le chien n’aille pas voir les autres chiens → pour ce cas, savoir quel est l’intérêt, pourquoi votre chien n’irait pas voir les autres ? ne jamais oublier qu’un chien bien dans sa tête et dans ses pattes est un chien socialisé. Donc on ne l’empêche pas d’aller voir ses copains parce qu’on est en retard de 5 min sur le planning. Si il y a danger, demandez lui de rester à votre pied
  • que leur chien ne fasse pas ses besoins dans la maison → le laisser faire, nettoyer hors de sa présence et le féliciter quand il fait à l’extérieur
  • etc.

Voilà, ce n’est pas compliqué mais on le fait pour la majorité d’entre nous, malheureusement.

Comme je dis souvent, l’objectif est d’apprendre de ses erreurs 🙂

Avec Eliott, j’essaie de réduire le non au maximum, parfois ça sort tout seul. Comme tout, ça vient avec le temps et l’entrainement. Et surtout, de la patience.

Et là c’est pas le chien qu’on essaie d’éduquer, mais bien le maître (comme souvent d’ailleurs).

:)
🙂
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