Episode 3 – promenade et outils, que dit la science ?

lien d’écoute : https://www.podcastics.com/podcast/episode/promenades-et-outils-que-dit-la-science-57687/

Bonjour et bienvenue sur le podcast dans la tête des chiens, un moment unique pour en apprendre plus sur  votre chien et enrichir votre relation avec lui. Dans cet épisode nous allons aborder les promenades d’un point de vue scientifique. Le but étant de faire un point sur les études et de vous donner des indications pour réussir une bonne promenade. On va donc parler des besoins du chien puis des outils à utiliser et surtout de ceux à ne pas utiliser.

Tout d’abord, rappelons à quoi sert une promenade. La première raison, présente dans la tête de tous les propriétaires de chiens est celle des besoins naturels. Il y a aussi les besoins physiques, comme chez les humains pour se dépenser, entretenir ses muscles et articulations ainsi que son cardio. Et les besoins auxquels on pense moins comme les besoins sociaux en rencontrant ses congénères. Et enfin, les besoins cognitifs qui vont lui permettre de se dépenser, principalement en reniflant des environnements différents.

Que dit la science ?

Influence de la laisse

Maintenant, parlons de la laisse car même si elle obligatoire, elle n’est pas du tout naturelle pour le chien. Des chercheurs (Westgarth et al., 2010)ont mené une étude sur la fréquence de contacts avec des personnes/chiens et avec l’environnement (= reniflage et besoins naturels – pipi caca) pendant une promenade. Chaque observation de chiens durait de 10 à 600 secondes. Pour une idée de l’échantillon : 69% des chiens étaient promenés avec un seul humain et concernant les races : 32% de malinois, 14% de goldens retrievers, 13% de bâtards et 11% de border collie. Le principal résultat qu’on peut retenir de cette étude est que les interactions entre chiens étaient plus courtes en laisse. Aussi, de façon générale, les chiens interagissent peu entre eux mais également avec les humains non familiers. Et enfin, ils ont noté qu’il y avait plus de comportements de reniflage chez les malinois que les autres races.

Dans une deuxième étude, ils ont testé l’effet de la présence d’une laisse sur les interactions avec les autres chiens. Au niveau des prérequis, tous les chiens avaient au moins 1 ans, ils étaient familiarisés avec le lieu d’observation, et étaient ok avec les rencontres congénères en laisse ou sans laisse pour éviter tout accident. Les chiens étaient promenés majoritairement en laisse courte et avaient soit un collier plat, soit un martingale, soit un harnais selon les habitudes de leurs humains. Il était demandé aux humains d’agir de la même façon que dans leur quotidien. Au niveau des résultats, le trajet était en moyenne plus long sans laisse qu’en laisse. Au niveau des interactions entre chiens, celles-ci étaient de moitié plus courte en laisse que sans laisse. Aussi, une interaction était près de quatre fois plus susceptible de se produire avec un chien sans laisse qu’avec un chien en laisse.

Que faut-il retenir ? Pour ma part, je trouve ça un peu dommage de ne pas avoir de données plus complètes sur le type d’interactions entre les chiens et que les temps d’observation soient aussi courts… Globalement il faut retenir que le fait d’être en laisse réduit les possibilités et les durées d’interactions entre chiens et donc les possibilités de répondre aux besoins sociaux. Aussi, le fait que la majorité des observations de l’étude 1 ne concerne pas de temps d’interactions intra ou inter va plutôt dans le sens que les promenades ne sont pas obligées de se focaliser sur des interactions ! Enfin, la laisse influerait aussi sur la durée des promenades, le fait d’être sans laisse laissant potentiellement plus de temps au chien pour renifler et aller à son rythme.

Maintenant, parlons d’une étude sur les effets de la longueur de la laisse de Cristina et Aurélien Budzinski de la Dog Field Study qui n’est (il me semble) pas publiée mais que je trouve d’une grande qualité et très accessible ! Dans leur étude, ils ont comparé le rythme cardiaque de chiens promenés pendant 5 minutes avec une laisse d’1,5 mètres, de 5 mètres ou en libre. Ils ont donc observé 61 chiens dont la moitié était des gros chiens. Les résultats montrent qu’il y a plus de reniflage de leur environnement en laisse longue qu’en laisse courte (2,5 fois plus!), et encore plus sans laisse ! Ils vont encore plus loin en montrant que le reniflage abaisse le rythme cardiaque et donc a un effet apaisant ! Aussi, le fait de se secouer correspond à une phase haute dans le rythme cardiaque et permet de l’abaisser.

Je trouve ces résultats méga intéressants et ça confirme ce que bon nombre de nous pense : la laisse courte ne permet pas au chien d’explorer son environnement. La taille de la laisse influe donc sur le bien-être du chien : un chien en laisse longue renifle plus et a un rythme cardiaque plus bas (le reniflage permettrait donc d’apaiser le chien). Je trouve ça aussi méga intéressant de voir qu’on peut avoir des résultats très proches du libre tout simplement avec une longe de 5 mètres donc pour ceux qui ont peur de lâcher leur chien -> foncez acheter une longe ! Pour le fait de se secouer qui fait diminuer le rythme cardiaque, je suis contente car j’avais déjà observé ça chez pas mal de chiens après une interaction un peu agonistique donc ça vaut le coup de comprendre ce comportement comme signalement d’un moment un peu stressant et qui permet d’évacuer la tension. A voir si d’autres études se pencheront plus en détail dessus (même si dans pas mal d’études scientifiques il est déjà considéré comme un comportement de stress).

+ les malinois auraient besoins de plus de dépenses en reniflage ou reniflent pour se destresser.

Quels outils utiliser ?

On a donc parlé de la laisse mais parlons maintenant des colliers. Pour ma part je n’ai que des harnais à la maison et depuis quelques années on utilise uniquement des harnais en Y, sauf si besoins spécifiques. Je ne peux pas vous parler de toutes les études qui montrent que les colliers électriques et étrangleurs sont pourris mais on va parler de quelques-unes. Tout sera en barre d’info.

Pour le collier électrique, si vous êtes intéressés par les études scientifiques et que vous lisez l’anglais, je vous mets le lien d’un site canadien qui répertorie la majorité des études sur le sujet. D’ailleurs, je vous renvoie à l’épisode 1 dans lequel j’évoque les conséquences des méthodes aversives, n’hésitez pas à l’écouter car ce qu’on a évoqué dans cet épisode peut être de fait appliqué à l’utilisation d’outils coercitifs puisque leur utilisation se base sur les mêmes principes. La punition positive qui a pour objectif d’arrêter un comportement par un stimulus non plaisant. Et le renforcement négatif dans le cas où le choc est maintenu jusqu’à ce que le comportement désiré apparaisse (Masson et al., 2018). Pour que ça soit « efficace », le chien doit percevoir une douleur (R. H. Polsky, 1994).

Conséquences du collier électrique

En faisant mes petites recherches, j’ai découvert qu’il a été à la base développé chez les chasseurs puis a trouvé une niche dans le marché urbain pour les chiens de compagnie avec troubles du comportement dans les années 90 (R. H. Polsky, 1994). Il y a 3 types de colliers électriques : les colliers anti-aboiement qui fonctionnent automatiquement en réponse aux aboiements du chien, en fait, les vibrations produites par le larynx sont détectées par un capteur sur le collier et le chien reçoit un choc. Les barrières électroniques qui sont activées par un signal radio transmis à distance par un fil de fer, enfoui sous terre sur le périmètre de la propriété. Et les colliers télécommandés qui peuvent être activés manuellement via un émetteur (R. H. Polsky, 1994).

Je trouve important de rappeler que le collier électrique est interdit dans de nombreux pays : Autriche, Allemagne, Danemark, Norvège, Slovénie, Suède, Suisse, Québec, Pays de Galles et Ecosse (Todd, 2018). La France est vraiment à la ramasse (comme souvent) puisque en 2017, l’European Society of Veterinary Clinical Ethology (ESCVE) a évoqué l’urgence que tous les pays européens prennent position face aux outils électroniques visant l’éducation des chiens (collier électrique avec commande manuelle, barrières électriques et collier anti-aboiements).

Il y a une recherche très explicite de (Schilder & van der Borg, 2004), qui ont mené une étude sur des bergers allemands (N=32) à l’entrainement pour être des chiens de brigade cynophile qui portaient des colliers électriques. Ils ont trouvé une forte répercussion comportementale avec des comportement d’anxiété/stress/douleur (abaissement de la posture du corps, cris aigus, aboiements et hurlements, évitement, agressivité par réorientation, battement de langue). La plupart de ces réactions comportementales ne duraient que quelques secondes mais, pendant la promenade ainsi que dans leurs exercices professionnels et d’obéissance, les chiens ayant eu des chocs électriques montraient une posture des oreilles plus basse ainsi que plus de comportements de stress que les chiens n’ayant pas reçu une éducation avec des colliers électriques. Les conclusions disent que recevoir des chocs est une expérience douloureuse pour les chiens et que les chiens ayant reçu des chocs électriques ont clairement appris que la présence de leur propriétaire (ou de ses ordres) annonce la réception de chocs, même en dehors du contexte d’entraînement. Ce qui est intéressant est particulièrement le fait que les comportements de stress/forte anxiété ne sont pas limités au moment où le chien est dressé avec le collier électrique mais bien que cela va persister et nuire à l’éducation du chien : association de la douleur avec l’humain qui éduque + avec certaines commandes verbales. On va donc être face à des chiens qui vont déclencher leur stress même lorsqu’ils n’ont plus le collier (ça c’est pour ceux qui disent utiliser le collier juste pour l’éducation mais l’enlever après). Ils montrent aussi que même avec des récompenses, cela n’enlève pas le stress associé au collier ainsi qu’à l’humain qui utilisait le collier pendant les séances d’éducation.

Je ne vais pas détailler toutes les études, je vais donc vous faire un résumé des résultats de pas mal d’études et vous pourrez aller voir les études directement si vous êtes intéressés. L’utilisation de colliers électriques est corrélée avec :

Comme toute méthode coercitive, on a des corrélations avec des moins bons résultats d’obéissance chez les chiens de travail par rapport à une méthode en positif avec une perturbation des capacités d’apprentissage ((Blackwell et al., 2012; R. H. Polsky, 1994) , des signes de peur ou de stress (Beerda et al., 1998; Cooper et al., 2014; Schalke et al., 2007; Schilder & van der Borg, 2004),les phobies (R. Polsky, 2000) ou l’impuissance acquise (Seligman, s. d.). Il y a une meilleure efficacité du R+ dans les études (Arnott et al., 2014; China et al., 2020) mais aussi dans la perception des propriétaires (Blackwell et al., 2012; Hiby et al., 2004). Difficulté pour appliquer le bon coup de jus en fonction de l’individualité de chaque chien mais aussi de l’humidité (Masson et al., 2018), difficulté dans le timing schalke et al. (2007). Il y a également des risques au niveau comportemental avec un risque que le comportement qu’on vise à réduire devienne encore pire ou que d’autres problèmes s’ajoutent (Masson et al., 2018). Il y a également la possibilité d’un renforcement du comportement d’agression si lié à la peur (Polsky, 2000) avec par exemple une agression redirigée sur un passant après un choc électrique. Comme on l’a évoqué avec l’étude de Schilder & VDB., une influence sur la relation avec votre chien : l’association à la personne qui délivre les chocs (donc super si vous voulez une bonne relation avec votre chien). Enfin, il y a des conséquences physiques telles que des lésions sur le cou (Polsky, 1994), un impact sur la trachée et une augmentation de la pression intraoculaire(Guilherme Fernandes et al., 2017). D’autant plus que l’épiderme du chien est beaucoup plus fin que celui de l’humain (Masson et al., 2018).

Certains propriétaires sont attirés par l’idée que les e-collars peuvent être moins chers que d’engager un programme long et coûteux avec des comportementalistes, des formateurs et/ou des spécialistes vétérinaires du comportement. Cependant, le prix peut être plus élevé que prévu car le bien-être des chiens et la relation avec le propriétaire peuvent être compromise (Masson et al., 2018). Comme vous l’aurez compris, la plupart du temps, ces colliers sont utilisés pour stopper un comportement qui ne convient pas à ses humains et de façon rapide. Et même si ça marchait, est-ce qu’on adopte vraiment un chien pour faire quelque chose qui lui fait du mal ?

Le premier article dont je veux vous parler est un éditorial d’(Overall, 2007)Overall publié en 2007, si bien nommé : Why electric shock is not behavior modification où elle questionne l’efficacité des colliers électriques. Elle évoque le peu de recul scientifique sur ce point et le manque de validité scientifique allant dans le sens de l’efficacité de ces colliers. Elle commence cet édito par une question très intéressante sur pourquoi on utilise ce type d’outils : pour stopper un comportement, pour immobiliser le chien. Ce qui est intéressant puisque l’immobilité est un critère de l’impuissance acquise (Seligman, 1971). Je la rejoins totalement lorsqu’elle dit qu’on ne peut valoriser l’efficacité d’un outil si cela va à l’encontre du bien-être animal et on ne peut donc absolument pas parler d’amélioration du comportement.

Aussi, elle questionne le fait de vouloir stopper un comportement qui n’est pas approprié pour les humains, comportement qu’on ne cherche pas à comprendre ET surtout de ne pas s’inquiéter du fait que le chien n’émette plus ce comportement. CE N’EST PAS DE L’OBEISSANCE. En outre, son article est super intéressant car elle rappelle les conséquences à long terme d’utiliser des outils pareils avec des changements dans le cerveau et donc une gravure sur le long terme : Une séquelle logique d’un stimulus stressant et douloureux peut donc être la peur, l’évitement ou l’agression.

Je pense d’ailleurs qu’une fois qu’on a appris à reconnaître les signes de stress, on ne peut pas utiliser ce type d’outils, ça se voit direct sur la tête et le corps du chien

Conséquences du collier étrangleur

Il y a moins d’études sur le collier étrangleur et torquatus mais globalement on peut appliquer les mêmes résultats au niveau des conséquences sur l’éducation, le bien-être du chien et notre relation avec lui.

Il y a un mémoire très intéressant d’une ostéopathe en 2007 qui parle des conséquences physiologiques de l’utilisation de ce collier. En outre, elle évoque que l’utilisation de ce collier ne concerne pas que les particuliers mais aussi certains éducateurs qui utilisent la méthode Koheler comme tirer sur le collier jusqu’à ce que le chien cède ou soit inconscient mais aussi la méthode Woodhouse qui consiste à mettre des acoups au chien pour qu’il marche au pied. Elle cite des études scientifiques (que vous pourrez trouver dans son mémoire) qui ont montré des conséquences  sur les vertèbres cervicales, sur le système nerveux sympathique (qui entraine des anomalies au niveau de la pupille, de la troisième paupière et paupière supérieur ainsi que du tonus du globe oculaire), des foulures du cou, des lésions de l’œsophage et de la trachée et de l’ataxie des membres postérieurs, une affection des disques amortisseurs entre les vertèbres, une malformation de certaines vertèbres, des évanouissement, paralysie des membres antérieurs ou paralysie bilatérale ou unilatérale. Ça fait beaucoup non ? S’il vous en faut encore, il y a une étude de cas de (Grohmann et al., 2013) sur un berger allemand de 1 an qui a été maintenu au-dessus du sol avec un collier étrangleur, méthode assez commune de certains éducateurs. Je vous lis le résumé de l’étude, accrochez-vous. « Au début, le chien se comportait normalement, mais il est devenu de plus en plus ataxique (trouble de l’équilibre et de la coordination des mouvements), s’est mis à tourner à gauche et a montré un niveau de conscience réduit. L’examen neurologique a révélé une désorientation sévère, un pleurothotonus latéral gauche (Le syndrome de la tour de Pise (ou pleurothotonus) est une dystonie acquise, permanente et potentiellement réversible du tronc). Les résultats neurologiques correspondaient à une lésion cérébrale multifocale. Une imagerie par résonance magnétique a été effectuée et a montré des changements dans les images pondérées en T2 et en diffusion, ce qui correspond à un grave oedème cérébral résultant d’une ischémie. En raison de la gravité des caractéristiques cliniques, le chien a été euthanasié par la suite. À la connaissance de l’auteur, c’est la première fois qu’une ischémie cérébrale grave est signalée après une strangulation chez un chien. » Voilà voilà

Harnais en H vs Y

Concernant la comparaison harnais/collier plat, une seule étude s’y est intéressée, celle de (Grainger et al., 2016) a comparé les effets du collier et harnais sur les réactions comportementales des chiens. Plus précisément, ils se sont demandé si le type de restriction provoquait un stress chez les chiens. 30 chiens ont donc été divisés entre les 2 groupes selon s’ils portaient un collier ou un harnais d’habitude. Les chercheurs ont mesuré les indicateurs comportementaux de stress sur 20 minutes. Puis ils ont reproduit l’expérience avec l’autre outil une semaine plus tard. Les résultats ne montrent pas de différences comportementales sur les chiens selon le type d’outil. MAIS ceux qui avaient l’habitude d’être promenés au collier ont montré un port des oreilles plus bas, ce qui peut suggérer un stress mais nécessite d’autres études. En outre, il faudrait plus d’indications sur le type de laisse, est-ce que le chien tire etc. Parce qu’évidemment, si le chien ne tire pas et peut renifler son environnement tranquillement, le collier n’a pas vraiment de conséquences. Par contre, s’il s’épuise et s’étrangle et ne peut rien renifler, là ça deviendrait problématique surement.

Les harnais sont souvent utilisés comme alternative au collier et sont considérés par beaucoup comme l’option la plus sûre car ils ne touchent pas la trachée des chiens qui tirent (Lafuente et al., 2019). Il y a plusieurs types de harnais. Ceux avec une barre devant style julius, ceux en Y qui ne prennent pas les épaules, ceux avec attache sur le dos et/ou sur le devant. On parle d’ailleurs de harnais non restrictif pour ceux en Y et restrictif pour ceux avec une bande sur le torse en référence à l’amplitude de mouvement du membre antérieur (Lafuente et al., 2019). Je vous invite donc à regarder les images où on voit clairement comment les harnais avec une barre peuvent bloquer les épaules et altérer la position des membres antérieurs. Plus spécifiquement sur les impacts des différents types de harnais je n’ai trouvé que 2 études.  La première est une étude qui date de 2019 (Lafuente et al., 2019) où les chercheurs se sont intéressés à la comparaison des harnais restrictifs vs non restrictifs sur 9 chiens. Les auteurs ont fait l’hypothèse que les deux harnais diminuaient l’extension des épaules, avec des harnais restrictifs limitant de manière plus significative l’extension des épaules et avec des harnais non restrictifs limitant l’extension à un étendue. Les résultats montrent qu’il y a une meilleure extension des épaules sans harnais qu’avec, évidemment. Aussi, les harnais non restrictifs semblaient plus restreindre les épaules que les harnais restrictifs. Cela amène donc à des questionnements et nécessite plus d’études. Une étude de (Carr et al., 2017). A étudié les effets de 4 types de harnais sur la marche et ont trouvé que le harnais restrictif a significativement diminué la longueur des pas et la pression du pied des membres antérieurs. Ils ont émis l’hypothèse que la réduction de la longueur des pas peut être sûr à la réduction de l’extension de l’épaule.

Conclusion

Pour conclure, il y a plusieurs facteurs qui peuvent influencer le fait de promener son chien mais tous les chiens ont besoin d’être promenés (sauf cas exceptionnels) pour répondre à leurs besoins, ça fait donc partie de leur bien-être. On a vu que la laisse est un outil qui peut être restrictif sur les interactions et le temps de reniflage et peut donc impacter les besoins du chiens. Cependant, avec une longe on peut avoir des effets proches de ceux en libre. Les colliers électriques et étrangleurs se basent sur la punition positive et peuvent avoir des impacts négatifs au niveau physiologique, psychologique, sur l’apprentissage et le développement de problèmes comportementaux. Les utiliser va à l’encontre du bien-être du chien et l’argument de l’efficacité ne marche pas face à l’utilisation du renforcement positif. Concernant les harnais, on a peu d’études dessus mais en termes de confort on a moins d’impacts sur la trachée et tous les aspects physios évoqués. La question des effets des harnais en H ou en Y nécessite plus de recherches sur la restriction des épaules. Un collier plat pour un chien qui ne tire pas serait donc le plus respectueux de sa physiologie mais, pour ma part, je trouve que le harnais permet d’être sûr de ne pas impacter le cou du chien.

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Sur ce je vous laisse avec le quatrième épisode qui sortira dans 2 semaines et parlera de promenades et d’outils à (ne pas) utiliser d’un point de vue scientifique.

Bonne journée et des caresses à vos toutous.

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Références

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Beerda, B., Schilder, M. B. H., van Hooff, J. A. R. A. M., de Vries, H. W., & Mol, J. A. (1998). Behavioural, saliva cortisol and heart rate responses to different types of stimuli in dogs. Applied Animal Behaviour Science, 58(3‑4), 365‑381. https://doi.org/10.1016/S0168-1591(97)00145-7

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