Médiation animale, où en est-on aujourd’hui ?

Je commence cet article par des remerciements car cette journée était riche en informations mais surtout en rencontres. Ravie d’avoir revu Cécile Banos de l’association des museaux pour des mots et d’avoir rencontré Haxelle et Christine de l’association les 1001 pattes ont du coeur, Morgane, Aurélie Vinceneux de l’association Coeur d’Artichien et surtout Gaelle avec qui j’ai eu des échanges tellement riches pendant nos trajets jusqu’à la gare ! Et bien sûr Louzoù et Bob qui m’ont permis de gérer mon stress ❤

La matinée était consacrée au travail en institution, abordé de 2 façons : par Cécile Banos, intervenante « itinérante » et Morgane qui a inclue la médiation animale dans son travail en EHPAD. Les différences et liens entre ces 2 pratiques ont mis en avant l’hétérogénéité de la médiation animale tout en ayant la rencontre inter-espèce comme centrale. Aussi, dans les 2 cas, il est important que l’intervenant soit formé dans le soin à l’humain ainsi qu’en médiation animale afin de proposer une prise en charge adaptée. Cela lui permettra aussi de savoir comment se positionner par rapport à la relation bénéficiaire-chien de façon plus ou moins guidée. Haxelle nous a fait part de sa pratique avec des enfants présentant un trouble du spectre autistique en approfondissant l’approche psychologique de cette démarche. Après, Aurélie Vinceneux nous a parlé de sa pratique en prison pour femmes. Une présentation très émouvante qui nous a montré les difficultés de concilier pratique humaine et monde pénitentiaire et a mis en avant le côté non jugeant autant de l’animal que de l’intervenant comme un des points centraux de la pratique en prison. Et enfin Christine Colin a présenté un nouveau projet avec Résilience Enfance visant à responsabiliser des enfants victimes de maltraitance autour de l’éducation d’un chiot tout en lui permettant de bénéficier de la médiation animale.

Personnellement, j’ai fait une présentation sur le bien-être du chien dans la médiation animale et l’importance de le prendre en compte, en insistant sur les signaux de stress comme indicateurs de stress facilement repérable.

3 grands points sont ressortis des discours des intervenantes :

  • le fait qu’à la relation triangulaire s’ajoute un quatrième parti qui est l’institution qu’il faut prendre en compte lorsqu’on monte le projet. Aussi, les effets positifs de la médiation animale se ressentent chez les équipes soignantes et ça leur permet un moment de souffle dans leur pratique.
  • adaptabilité : l’intervenant travaille « à la carte ». En effet, il y a le cadre mais aussi tout ce qui va se jouer sur le moment et l’ajustement aux humeurs du jour de chacun.
  • le respect de l’animal avec lequel on travaille et l’importance de le considérer comme un partenaire qui doit également ressentir des bénéfices de la pratique.

A la suite de cette journée, si je dois répondre à la question où en est-on aujourd’hui en médiation animale ? Je dirais beaucoup de mouvements sur le terrain avec des prises en charge variées et des intervenants de grande qualité. Aussi, des projets futurs très pertinents, en visant le respect de tous les acteurs.

Photo de Joc Ano Nymous.
Photo de Joc Ano Nymous.
Morgane et Louzou (très épuisé de cette journée aha)
Photo de Joc Ano Nymous.
Photo de Joc Ano Nymous.
Photo de Joc Ano Nymous.
Photo de Joc Ano Nymous.

Merci à Pauline Horellou pour ces jolies photos 😉

Bob et Louzoù, le bien-être du chien à son top !
Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s